Le Sivalodet-le syndicat intercommunal chargé de la gestion de la ressource en eau et des milieux aquatiques à l'échelle du bassin-versant de l'Odet-s'apprête à lancer des études poussées en vue de la réalisation de quatre barrages en terre et ouverts (équipés de dalots) en amont de Quimper. Ce projet, dont la réalisation est estimée à 14,2MEUR, vise à stocker jusqu'à 3,2millions de m³, et donc à ralentir les eaux de la rivière sur la base d'une crue cinquantennale, afin de préserver Quimper des risques d'inondation. Les études (2,2MEUR) devraient durer deux ans. Une enquête publique devrait suivre fin2013. Aucun calendrier n'est fixé, pour le moment.

source: le Télégramme

Déterminés à contrer le projet de barrages ralentisseurs de crue sur l'Odet présenté ici même par le Sivalodet le 13 octobre (Ouest-France du 15 octobre), les opposants s'organisent.

Première étape d'un combat qu'ils pressentent difficile, la constitution d'une association de défense des usagers des vallées du bassin-versant de l'Odet, à l'issue de la réunion d'une centaine de personnes, mercredi à Ti an Holl.

Spéculation

Si la volonté affichée par la ville de Quimper, porteur du projet,

de résoudre les inondations de la ville est louable, les moyens eux sont discutables, estime Alain Mevellec. Depuis les années 60, la spéculation immobilière a permis de construire en zones inondables. Si Quimper se développait correctement, on n'en serait pas là.


D'autant que la municipalité quimpéroise a pour projet d'inscrire le terrain inondable situé à proximité du TGV, dans le plan de prévention des risques d'inondation, comme cela a été fait pour la Glacière, permettant ainsi de réaliser une zone d'activité comprenant bureaux et commerces.

Il serait plus raisonnable d'y planter des arbres. Seulement, les spéculateurs n'y trouveraient pas leur compte !


« Pays d'absurdie »

Afin de contrer ce dossier qu'elle estime nébuleux et conçu pour perdre les gens, l'association va tout d'abord remettre une motion de protestation contre les projets du Sivalodet et du Scot, à tous les acteurs de ce projet pharaonique.

1,6million d'euro, tel est le coût de la pré-étude lancée par le Siovalodet pour voir si c'est la peine de faire une étude !  s'exclame Alain Mevellec. D'autant qu'il existerait des études topographiques de l'Odet effectuées en 1977 et 1987.

Il y a des doublons, quel gaspillage d'argent. Nous sommes en pays d'absurdie ! L'histoire balbutie, trente ans plus tard les mêmes causes engendrent les mêmes effets.


Source: Ouest France